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Depuis que deux écoles au royaume-uni ont décidé sur pression des parents de stopper leurs réseaux Wi-Fi, le débat va bon train outre-manche.
Le très sérieux Times consacre un article à ce sujet dans lequel le docteur Micheal Clark (de l'agence de protection sanitaire britannique) explique que les mesures effectuées dans les écoles donnent un résultat moyen d'exposition de 20 millionième de la graduation internationale d'exposition aux radiations. Par comparaison , un enfant répondant à un appel sur son mobile reçoit jusqu'à 50 % de la valeur de la norme !
Ainsi, rester un an dans une salle de classe "wifisée" serait équivalent à téléphoner 20 minutes sur un portable ! Si l'on pousse le raisonnement un peu plus loin, comment alors ne pas s'interroger sur les rayonnements radiophoniques, télés et autres radiations que l'on envisagerait de couper aux abords des établisements scolaires...si l'on considère le Wi-Fi comme potentiellement dangereux? on ne parlerait évidemment même plus de notion de téléphonie mobile...
Il faut néanmoins reconnaitre que les contres exemples de "nocivité" des ondes radios pullulent, ainsi cette étude sur 966 élèves révélant qu'une exposition aux ondes d'une station radio proche grévait ostensiblement les capacités motrices, de mémoire et d'attention. Quand on sait que ce dégré d'exposition était similaire à celui qu'un enfant d'une classe "wifisée" peut recevoir, un seul mot nous vient : Edifiant !
Pour contrebalancer quelque peu ce pavé dans la mare aux technologies sans fil, le Times donne également la parole à M. Alasdair Philips, directeur de Powerwatch, un groupe de pression possédant également ( quelle coincidence..) une entreprise vendant du matériel permettant de détecter et bloquer les radiations.
Il nous explique que les valeurs de références prise au R.U permettent de protéger les personnes contres les expositions brutes mais qu'en aucun cas elles ne protègent contre une soumission à une longue durée d'exposition. c'est un peu comme si vous aviez une combinaison vous protégeant d'une explosion nucléaire mais qui deviendrait poreuse immédiatement après celle-ci : le bénéfice en serait donc très réduit...
Il est clair que les radiations émises par les appareils électriques provoquent chez certaines personnes hypersensibles, une sensation de malaise se traduisant le plus souvent par des difficultés d'endormissement, anxiété, palpitation et autres phénomènes respiratoires. Néanmoins cela représentrait moins de 05 % de la population.
Que penser de tout cela : Que la technologie Wi-Fi est de facto moins "nocive" que les ondes de nostéléphones portables mais que le sacro-saint principe de précaution nous intime à tous de ne pas forcement imposer cela à une population forcement plus fragile , notamment les enfants ? c'est évident. Il reste surtout à definir, tel que le précise le Dr Clark, un niveau approprié de précaution permettant tant de prémunir la santés de nos enfants et des personnes sensibles que les apports indéniables de la technologie Wlan. En ce sens la législation française est une des plus protectrice puisqu'elle limite la PIRE ( puissance isotrope rayonné équivalente) à seulement 100 mW contre jusqu'à 1W aux USA et 500mW en Allemagne. Quand on pense que jusqu'a il y a peu , les anglais envisageaient un passage au 1W...
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